
Au fil du XIXe siècle, les voies de communication se structurent. La commune est desservie par deux axes majeurs : la RN89 (tronçon Périgueux / Terrasson) dès 1823 et la voie ferrée en 1860 (tronçon Périgueux / Brive).
Dans les années 1860-70, la vie collective s’organise avec la construction d’une mairie-école et d’une église.
1917
Pendant la 1re Guerre Mondiale - en 1917 - les États-Unis installent dans une prairie bordant l’Isle un camp d’acclimatation appelé « St Georges » et un hôpital de 2000 lits. A leur départ à la fin de la guerre, les américains laissent les baraquements. La « Cité Bel Air » garde aujourd’hui encore les traces de leur passage : certaines habitations sont intactes. La plupart des rues portent des noms évocateurs, comme la rue Kennedy, la rue de Chicago, la rue de Louisiane ou la rue Franklin…
Années 1920
La « Cité Bel Air » se peuple pour l’essentiel par l’exode rural des dordognais venus travailler dans les 1ères entreprises implantées dès la fin du XIXe sur la commune et au chemin de fer de Périgueux. Le centre de gravité de notre petit bourg rural se déplace progressivement de l’actuel « Vieux-bourg » vers la Cité Bel Air à mesure que sa population devient plus ouvrière.
1936
Avec les premiers congés payés, les associations de loisirs, syndicales et sportives voient le jour. Barnabé, au bord de l’Isle, devient la guinguette à la mode.
1940
Boulazac est devenue une commune bipolaire : La majorité de sa population et des activités économiques est concentrée sur le territoire de la Cité Bel Air (600 habitants répartis sur 24 hectares, soit 25 habitants / ha). La partie rurale, avec une densité de population bien moindre (900 habitants sur 1434 hectares, soit 1,6 habitants / ha), évolue faiblement.
1945-1975
Après Guerre, le secteur tertiaire se développe. La construction de la 1ère zone industrielle de la ville (1962), et la création de la zone commerciale (1973) entraînent la construction de logements collectifs et individuels organisés en nouveaux quartiers (Pey Harry et Les Vignauds). L’Imprimerie du Timbre, qui s’implante à Boulazac en 1970, amène sur la commune de nombreux employés et génère des emplois indirects.
Pendant cette période, Boulazac s’organise en conséquence :
1958
Construction du premier groupe scolaire Joliot Curie qui permet alors d’accueillir tous les enfants de commune en complément de l’école du bourg
1975
Création de la crèche Valentine Bussière
1977
Création du groupe scolaire Yves Péron
1979
Première résidence pour personnes âgées du département, Lou Cantou Dau Pinier
Années 1980
La population de Boulazac est en croissance constante. Le bassin d’emploi est très dynamique. En 1986, les zones d’activité Landry I et Landry II et la ZAE de Bareyrou sont créées. En 1987, la plaine humide qui fait le lien entre la Cité Bel Air, le Vieux Bourg, les zones d’activité et les hauts quartiers des plateaux devient une zone d’aménagement concerté (ZAC). Une mairie nouvelle, des commerces, des logements, le centre culturel et la bibliothèque y sont implantés pour créer le centre ville Agora.
Années 1990
Des travaux d’aménagement, de rénovation et la construction de lotissements et logements sociaux complètent l’aménagement de l’espace de la ville.
Pour compléter l’éventail des équipements sportifs déjà mis à la disposition de la population (terrain de basket, terrain de football, courts de tennis au stade Jules Dubois…), deux espaces publics sont implantés à l’Agora : le complexe sportif et l’espace Bibbiena.
Le réseau de transport en commun se structure, en association avec celui de Périgueux, pour créer un « grand-huit » du Péribus, circuit principal et cadencé reliant les principaux pôles de l’agglomération.
Années 2000
Boulazac poursuit sa croissance constante et raisonnée. Toujours soucieuse de préserver la mixité de sa population, la ville réserve plus de 26% de ses logements à l’habitat social. Elle mise aussi sur un programme de rénovation urbaine pour la destruction des 116 logements du quartier vétuste de Pey-Harry et la reconstruction de nouveaux logements sur la Cité Bel Air, à Lesparat et le quartier Est en cours de création.
Son dynamisme lui permet d’envisager sereinement des projets de grande envergure, comme la construction pour fin 2008 d’une salle de spectacle, de congrès et de manifestations sportives - le Palio – d’une capacité de 4800 places au cœur de la ville.
Le centre-ville Agora, qui fête ses 20 ans en 2007, prend un nouveau visage avec l’aménagement d’un centre commerces et services et un bâtiment comprenant cybercafé et salles de répétition pour les musiques amplifiées à Lesparat.
Sources : Histoire de Boulazac – 1800/1940 – Jérôme Mathet, UFR D’Histoire, Université Michel de Montaigne-Bordeaux III



